En cette nuit du Printemps berbère, fête commémorant la première manifestation pacifique dans le Monde dit arabe, contre la dictature et pour la liberté, journée écoulée dans les grèves, mais dans un mépris total du régime et de ses populations complices ainsi que le silence du reste du monde, un singulier faisceau lumineux éclaira le ciel étoilé de Kabylie avant de mourir dans les maquis. Le lendemain, toute la région se mit en ébullition. L’armée s’en mêla, puis repartit rapidement, concluant à une météorite.
         Mamri, un physicien atomique, ufologue en ses temps perdus, entraîna Yug, son cousin cadet, à la recherche de l’objet céleste. Ils découvrirent une cabine en alliage très léger avec un tableau de bord parsemé de cadrans contenant des voyants, dont l’un clignotait comme dans un décompte. C’était une machine à voyager dans le temps, la preuve que Mamri attendait tant !…
          En idéalistes, le duo Mamri-Yug voulait trouver la solution à « cette crise dans la crise » que vit le pays. Mais, plutôt que d’aller dans le futur, de crainte que tout soit désintégré, ils décidèrent de partir dans le passé avertir l’illustre et légendaire roi numide Jugurtha, de la trahison de son beau-père, pour impulser un nouveau cours à l’Histoire, celle des Berbères surtout. C’est Yug qui effectua le voyage. Mais, la machine ramena le roi, ou un mélange de celui-ci et de Yug, en tout cas un guerrier du passé, une vraie machine de guerre…